Pourquoi les designers d'intérieur n'osent pas facturer toutes leurs heures

Pourquoi les designers d'intérieur n'osent pas facturer toutes leurs heures

Il y a une conversation que Claire Labrèche a eue des centaines de fois depuis qu'elle accompagne les designers d'intérieur en affaires au Québec.

Elle ressemble à ça :

La designer sait ce que valent ses heures. Elle connaît son taux. Elle a même réussi à l'augmenter ces dernières années. Mais au moment de compiler ses heures réelles sur un projet et d'envoyer la facture, quelque chose se passe. Elle arrondit vers le bas. Elle retire quelques heures. Elle se dit que ce n'était pas si compliqué, que la cliente a déjà beaucoup dépensé, que ce n'est pas le bon moment pour créer de la friction.

Et elle envoie une facture qui ne reflète pas ce qu'elle a vraiment donné.

Puis elle recommence sur le prochain projet.

Ce n'est pas de la générosité. C'est une habitude qui coûte cher.

On aime bien se raconter qu'on est généreuse. Que c'est dans notre nature de prendre soin des autres, d'aller au-delà des attentes, de donner un peu plus que ce qui est prévu.

Mais il y a une ligne entre la générosité et l'autodestruction financière. Et beaucoup de designers l'ont traversée sans s'en rendre compte, tellement souvent que c'est devenu leur façon normale de fonctionner.

Le problème avec les habitudes, c'est qu'elles ne se voient plus. Tu ne décides plus de ne pas facturer certaines heures, tu ne les factures tout simplement pas. C'est automatique. C'est devenu qui tu es en affaires.

D'où ça vient vraiment

Je travaille sur ce sujet depuis des années. Ma formation "Se faire payer à sa juste valeur" est devenue une référence dans l'industrie du design au Québec parce qu'elle nommait quelque chose que personne d'autre ne nommait : pas la mécanique de la facturation, mais ce qui se passe dans la tête d'une designer au moment où elle doit mettre un chiffre sur son travail.

Ce qui se passe, c'est complexe. C'est un mélange de conditionnement, de peur du rejet, de syndrome de l'imposteur, de comparaison avec les autres et d'une croyance profonde -- souvent inconsciente, que demander sa pleine valeur, c'est risquer de perdre la cliente.

Alors on négocie avec soi-même avant même que la cliente ait dit quoi que ce soit.

Le calcul que personne ne fait

Prends le nombre d'heures que tu as données gratuitement sur tes projets cette année. Pas les extras évidents, les petites heures. Les 20 minutes ici, le suivi de 45 minutes là, la révision que tu n'as pas osé facturer.

Multiplie par ton taux horaire.

Maintenant multiplie par le nombre de projets dans l'année.

Ce chiffre-là, c'est ce que ton inconfort à facturer t'a coûté. Pas le marché. Pas tes clientes. Toi.

La plupart des designers qui font cet exercice honnêtement sont surprises du résultat. Pas agréablement.

La bonne nouvelle

Ce n'est pas une question de personnalité. Ce n'est pas une fatalité. C'est une structure et une structure, ça se change.

C'est exactement ce que le Parcours Rentabilité adresse en profondeur, pas juste comment fixer ses prix, mais comment se positionner, se structurer et s'autoriser à facturer ce qu'on vaut vraiment. Sans s'excuser.

Mais avant d'aller là, il faut savoir où tu en es. Quelles sont tes fuites spécifiques. Parce que le problème de la facturation des heures n'est pas le même pour tout le monde et la solution non plus.

Diaporama

Chaque mois sans savoir, c'est un mois de plus à perdre de l'argent

Le Diagnostic Express Rentabilité te dit exactement ce qui bloque ta rentabilité et ce que ça te coûte à rester dans le flou.

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